Expérience, c'est un mot très courant mais sur lequel nous nous n'arrêtons pas assez souvent. Les définitions du Robert sont, entre autres, « le fait d’éprouver quelque chose dans sa réalité, épreuve que l’on fait personnellement » et « évènement vécu ou pratique prolongée de quelque chose apportant un enseignement ». Ces définitions sont d’une justesse et c’est ce que je souhaite vous transmettre.
L’expérience est également particulièrement liée, dans l’esprit que je souhaite vous partager, à VIVRE.
Expérimenter c’est véritablement apprendre à se connaître et accepter les évènements qui nous arrivent avec beaucoup plus de philosophie parce que nous avons éprouvé des évènements et que nous en avons fait des enseignements.
D’abord, vivre les expériences que nous avons envie de vivre, ne pas se mettre de frein dans le but de se créer sa propre opinion, savoir pour soi (sans écouter les autres), ressentir qui l’on est et pouvoir se trouver. Parce que je me suis autorisée à…je m’affirme, je peux émettre un avis, je sais si ça me convient ou pas, je l’ai éprouvé dans sa réalité et j’ai pu en faire des conclusions utiles pour moi-même.
Pour aller un peu plus loin, quand je parle d’expérience, la « non-expérience » en fait partie ainsi que les expériences les plus simples qui soient (rester sur son canapé toute la journée est une expérience). Et d’ailleurs, à ce titre, nous n’avons pas à avoir d’opinion sur ces expériences si particulières…qui es-tu pour savoir ce qui est bon ou pas pour celui ou celle qui expérimente ?!
Autres choses également, dans notre vie, nous sommes exposées en permanence à des choix et parfois il arrive que nous disions non à une expérience parce qu’elle ne fait pas partie de notre champ de possibilités ou parce qu’elle est porteuse de croyances : je ne suis pas capable, ma religion me l’interdit, on m’a dit que … Il me semble intéressant de se poser la question : « Est-ce que cette expérience me donne envie ? Est-ce qu’elle me fait plaisir ?» Pour moi la seule personne qui peut accepter une expérience ou pas, c’est soi… Bien sûr les avis des autres peuvent être pris en considération mais VOUS êtes la seule personne qui vous connaissez le mieux et si vous écoutez votre corps, votre cœur et votre intuition, vous ne pourrez pas faire de mauvaise expérience.
Je souhaiterais vous partager une petite histoire.
J’étais en formation et je commence à avoir du bagage en la matière. Je n’étais pas forcément en grande motivation pour le faire mais je dois remercier cet état parce que j’ai vraiment appris un super truc.
Comme je n’étais pas plus motivée que cela, je n’avais pas du tout d’attente et c’est là que tout change, se transforme. En vrai quand on fait quelque chose en tant qu’humain (j’adore ce terme, piqué à Laura Nathalie. Elle fait la différence entre notre incarnation ici sur terre et notre être divin. Chacun vivant à la fois dans des réalités différentes et en même temps communes), dans la plupart des cas, on veut bien jouer les bonnes élèves, faire de notre mieux…Du coup, on se met une pression de dingue et on en oublie la chose la plus essentielle, vivre le moment présent et être dans l’expérience.
Pour cette formation, dans l’état d’esprit où j’étais, j’ai vraiment vécu ce moment présent et ça change tellement de choses. Nous devions jouer tour à tour les cobayes et les thérapeutes.
Dans le rôle du cobaye, ce qui était intéressant c’était de se laisser porter, de faire confiance à l’autre, en sa capacité d’apprentissage et finalement laisser le processus de guérison se mettre en place malgré les hésitations, les questionnements de l’apprenti thérapeute. Et ça a marché pour moi, le processus a fonctionné sans pourtant attendre de résultat.
Dans le rôle de l’apprenti thérapeute, même si j’ai eu du mal à me détacher de la bonne élève, j’ai vraiment pris ça comme l’expérience de l’apprentissage. C’est accepter de se tromper, d’avoir besoin d’ajuster, se confronter au fonctionnement du client cobaye. Ce qui était étonnant c’est que plus j’étais détachée du résultat et plus j’étais surprise de la réaction très enjouée de la personne que j’accompagnais.
J’ai aussi pris conscience que comparer au fur et à mesure de la formation mes différents comportements d’apprenti thérapeute, d’analyser comme une banque de données et faire un bilan des tempéraments des « clients cobayes » pour savoir comment réagir était inutile. Oui parce que le moment présent, l’état de la personne que l’on accompagne n’est jamais le même et que finalement il faut juste accueillir ce qui vient.
Là je vous donne un exemple simple de ce que peuvent nous apprendre les expériences.
Enfin, vivre nos moments de vie, et surtout les plus difficiles comme des expériences, c’est apprendre à tirer le fil qui va nous permettre d’avancer, de comprendre le pourquoi. C’est juste hyper important. Considérer nos moments difficiles comme des expériences va permettre de prendre du recul sur ce que l’on vit et ne plus se sentir une victime.
Cette expérience est là, pénible, très inconfortable, on s’en passerait bien mais elle est faîte pour me faire avancer. Ok ! On sait que ce n’est pas mais alors pas du tout agréable. Pourtant elle va m’apprendre beaucoup de choses. La question à se poser est bien : qu’est-ce que ça vient me raconter ? Quel comportement n’est pas ajusté, quelle notion déjà travaillée, n’ai-je pas encore intégrée ? Voilà quelques questions que nous pouvons nous poser mais il en existe d’autres, qu’est-ce qui vous vient à l’esprit maintenant, tout de suite ?
De plus lorsque nous avons compris le pourquoi, nous pouvons prendre de la hauteur et regarder à un niveau plus spirituel. Nous avons choisi notre incarnation et ce que nous vivons. Cette phrase n’est pas toujours facile à entendre pour ceux qui vivent des expériences très compliquées. Pourtant cette idée m’a réellement aidé à avancer. J’ai choisi... donc qu’est-ce que j’en fais maintenant ? Est-ce que j’en fais une force ou une faiblesse ? ET IL EST LA MON POUVOIR, j’ai le choix et à tout instant de changer ma vie, ma réalité. Je trouve ça génial, d’autant plus que, plus on vit des évènements difficiles, plus le pouvoir en devient grand.
En conclusion, l’expérience c’est vivre les choses pleinement et ne pas se mettre de barrières. C’est essayer, se donner la possibilité de, c’est vivre quelque chose dans ses tripes pour réellement pouvoir se faire une opinion, de savoir si c’est fait pour soi ou pas. C’est avoir la possibilité de transformer, transmuter nos expériences compliquées et en faire un vrai moteur pour avancer et grandir de manière exponentielle.
Pour finir et recoller au titre, il n’existe pas une expérience mais bien des expériences et en réalité tout est expérience, de ne rien faire à en faire trop, de lire à sauter en parachute, de faire des nuits blanches à dormir encore et encore, mais aussi d’être malade comme en bonne santé, de ne pas gagner d’argent à en gagner des milliers. Comprenez bien que tout ce que vous vivez est une expérience, vous ne pouvez pas y échapper mais que vous avez toujours, toujours la possibilité de changer votre destinée, de transformer ce qui vous semble lourd en potentiel pour avancer.